RESTRUCTURATION D'UN ENSEMBLE IMMOBILIER A USAGE DE
BUREAUX


39-41 RUE CAMBON 75001 PARIS


MAÎTRISE D'OUVRAGE / DEKA
MISSION / Complète
SURFACE / 18 000 m²
COÛT / NC
Arrêté

 


 

 

 

 

La requalification des immeubles tertiaires voit arriver ces immeubles de la génération 90, Eh oui déjà !!!! Nous, hommes de l’art, nous nous en étonnons aussi. Les cycles s’amenuisent, la technicité galopante, les chartes environnementales en perpétuelles évolutions et diverses obligations réglementaires qui affluent sans cesse y sont pour beaucoup  Il en est ainsi et cela ne contredit en rien ce qui est notre philosophie depuis des décennies qui est de construire la ville sur la ville, des immeubles de plus en plus flexibles. Ces grandes « carcasses » doivent être en mesure de répondre à des mutations, rendre ces grandes coques flexibles pour les générations futures et réfléchir aujourd’hui sur ces squelettes d’immeuble afin de minimiser les ré-interventions de demain.

 Au-delà de ce récent phénomène, poussé par la crise, la révolution des immeubles tertiaires est en marche. Nous sommes en pleine crise, inutile de le nier: l’offre tertiaire tente donc de se diversifier pour se démarquer de la masse vacante. Concevoir durable ne suffit plus, c’est devenu indispensable au regard de la politique du développement durable. Il faut inventer de nouvelles pratiques et concevoir transformables  : là où l’immeuble « vert » rassure les investisseurs et les entreprises qui les habitent, l’immeuble ludique et confortable attire et retient les utilisateurs de plus en plus avides de lieux et d’espaces polyvalents pour le travail. L’espace de travail est en pleine mutation, les pratiques et les usages changent, les outils de production et les postes de travail se métamorphosent. A l’image des nouveaux hôtels, les immeubles tertiaires se dotent de nouveaux espaces plus conviviaux, plus confortables, l’offre de service s’agrandit, comme si la tentative de standardisation et la radicalisation des immeubles des années 90 laissaient place à une forme de renouveau de l’humanisme. Les tentatives sont nombreuses, poussées par les velléités des preneurs, mais encore faut-il que l’immeuble puisse accueillir ces nouvelles formes programmatiques... des espaces collaboratifs, aux pièces pour se relaxer ou se détendre, aux lieux de partage et de convivialité, aux espaces pour évacuer son stress.

La restauration n’est pas en reste, elle a aussi droit à sa révolution, un droit aux étages nobles, à la lumière naturelle et à l’air extérieur, doté pour certains d’une carte conçue par des chefs étoilés, l’offre y est désormais di- versifiée : horaires élargis du petit déjeuner en passant à l’heure du thé et parfois s’étirent jusqu’au soir pour rentrer chez soi avec un panier garni. Les terrasses techniques se convertissent appelant au relâchement, à la rêverie et à la détente, la moindre vue est exploitée en « roof top » comme potentiel espace festif, de réception.
La traditionnelle banque d’accueil avec son coin attente disparaît peu à peu au profit d’une offre de services enrichie, prenant des noms empruntés au monde de l’hôtellerie (lobby bagagerie, conciergerie, foyer, etc.) tendant les usages vers le confort et la qualité des pratiques de l’immeuble.
Face à cette déferlante, la « fabrique » de l’espace de travail est aussi remise en cause, le ratio d’une personne pour 12 mètres carrés ou 10 mètres carrés utiles semble mis à mal. L’espace de travail se dématérialise, certains locataires et spécialistes de space planning poussent parfois le ratio jusquà 8 mètres carrés et moins par poste de travail. L’individu, avec les nouveaux outils de fabrication et de communication (tablettes, smartphones, PC portables...), devient mobile, flexible. Pour certains, on pratique le desk-sharing où le concept réside en une non attribution des postes.

 

 

 

 

 

 

 

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