REHABILITATION DE L'HÔTEL TAYLERAND

  
2 RUE SAINT-FLORENTIN  75001 PARIS


MAÎTRISE D'OUVRAGE / LINKCITY
MISSION / Complète
SURFACE / 8 572 m²
COÛT /  20 M€
2006 - 2010

 

 

 

 

                                                                                                                                                                         

 

Conçu par l’architecte Jean-François Thérèse Chalgrin au milieu du XVIIIe siècle, l’Hôtel de St Florentin doit aujourd’hui faire l’objet d’une réhabilitation afin d’accueillir dans les meilleures
conditions les bureaux du cabinet d’avocats Jones Day. Ses façades classées, en bon état, ne seront donc concernées que par une toilette légère. Le hall d’entrée et son majestueux escalier seront mis en valeur par un éclairage discret.
Les apports contemporains s’inscriront sans violence dans les décors et l’architecture du siècle dernier. Le système de climatisation, véritable challenge de l’opération, se dissimule dans tous les recoins et les espaces libres de la construction ; par exemple, l’épaisseur des planchers a permis de faire transiter en toute discrétion d’importantes canalisations. Des cloisons de verre s’insèreront entre les moulures dépoque pour perpétuer la lecture d’ensemble
des volumes malgré la nécessité du partitionnement de certaines pièces. Afin de se réapproprier certains volumes sous combles, nous avons développé un principe de bandes éclairantes épousant le plan de la couverture et dotées de vitrages simulant l’aspect du zinc.
Aujourd’hui, moderniser ce bâtiment, lui donner une nouvelle vie en le dotant de tous les attributs d’une nécessaire ergonomie
moderne ne peut se concevoir que dans le plus grand respect de sa valeur patrimoniale et du site prestigieux dans lequel il s’insère. Sur le plan de l’ergonomie, il souffre d’un défaut majeur : son étage sous combles ne dispose d’un éclairement naturel qu’extrêmement médiocre.
Nous avons donc décidé, de mettre au point un procédé qui permette de résoudre cette question sans altérer en rien l’aspect de l’ensemble : il s’agit d’intégrer à la toiture des verrières d’un type particulier susceptibles d’être invisibles depuis l’extérieur. Le procédé consiste à remplacer, strictement dans le plan général de chaque versant des toitures, des plats de zinc par des plats de verre ayant reçu un traitement qui leur donne l’aspect,la couleur et la matière du zinc. En outre, ces éléments seraient disposés en partie basse des rampants de manière à les situer derrière les balustrades de couronnement en façade. Troisième disposition, l’asservissement de rideaux occultants intégrés en sousface à une programmation horaire permettant une totale opacité, et donc l’absence d’émergences lumineuses la nuit. Le procédé que nous proposons présente l’avantage d’être techniquement parfaitement réversible sans intervention structurelle.
Comme on aura remplacé le zinc par du verre au prix de dispositifs originaux de drainage intégrés en sous-face, et donc invisibles, on pourra en retour envisager de remplacer les plats de verre par des plats de zinc. Enfin, en marge de ce projet, nous pensons que les études que nous poussons pour la mise au point de ce procédé pourront utilement trouver leur application sur d’autres immeubles à haute valeur patrimoniale et/ou placés en site sensible. Ce serait pour nous architectes grande satisfaction que de mettre le résultat de nos études à la disposition des services chargés de la conservation du patrimoine en mêmetemps que de sa revitalisation.

                                                                                              

 

 

 

 

 

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